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January 06 2011

elchiquito
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« Somewhere », Lost in Château Marmont

Avec « Somewhere », Sofia Coppola livre une quatrième oeuvre ni bonne, ni mauvaise autour de la question du spleen. 

Les premières images de « Somewhere » sont effrayantes. Les trois bonnes premières minutes se résument par une seule voiture de sport effectuant des tours en rond dans le désert californien. L’ennui guette le spectateur. Et ce dernier s’interroge alors légitimement sur la suite à venir. Est-ce que le film sera sortir de sa torpeur initiale ? Sofia Coppola, la réalisatrice, et « fille de », a toutefois pris l’habitude de surprendre ses aficionados. Décevante avec « Marie-Antoinette », époustouflante avec « Lost in Translation », elle étonne à nouveau en reprenant, pour l’occasion, le thème éculé de l’ennui chez les stars hollywoodiennes. 

Le pitch est pourtant classique. Johnny Marco (Stephen Dorff), acteur à la réputation sulfureuse, vit au Château Marmont, hôtel légendaire de Hollywood. Pour fuir la solitude et le spleen, il brûle sa vie par les quatre bouts: alcool-à-gogo et femmes-à-la-pelle. Vivant à l’hôtel, Johnny jongle entre room service, lobby, kilomètres de couloirs et adultes trop occupés à vivre leur vie, à s’amuser sans plaisir. Son ombre plane sur un quotidien triste à mourir. Puis sa fille, Cléo (Elle Fanning), 11 ans, débarque. Et, petit à petit, les moments partagés vont le rappeler à ses responsabilités d’homme lambda… 

Mêlant les codes du cinéma mainstream et les références à la Nouvelle vague, Sofia Coppola confirme avec « Somewhere » ses talents de réalisatrice.