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May 23 2011
A « La Conquête » d’une femme. Le brûlot était attendu de longue date. Mystère, parano et boules de gomme. Qu’on se le dise, « La Conquête » ne fera pas vaciller la Ve République.
L’opération de communication a pourtant tourné à plein. Les producteurs l’ont clamé haut et fort: ce film a été réalisé en toute indépendance ! L’Elysée n’a eu aucun droit de regard. Les critiques de cinéma ont dû attendre, comme tout le monde, sa sortie en salles. Autant de cachoteries pour si peu de secrets révélés: le cinéphile reste sur sa faim.
La première image résume à elle seule la teneur de cette histoire survendue. « Bien qu’inspiré de faits réels, ce film est une œuvre de fiction. » Nous la qualifierons de vaudeville. 6 mai 2007, second tour de l’élection présidentielle. Un certain Nicolas S. s’apprête à accéder à la fonction suprême. Las. Dans l’obscurité, avachi sur un canapé, seul, notre homme joue avec son alliance. Sa femme l’a quitté le jour du couronnement. Pauvre de lui. La vie est quand même mal foutue !
En définitive, « La Conquête » raconte le combat au quotidien d’un homme en quête du pouvoir. Seule ombre au tableau, sa vie amoureuse ! Une chose si banale qui rend Nicolas S. finalement très humain. Sans parti pris politique, Xavier Duringer, réalisateur, reproduit une pale copie des sketchs des « Guignols de l’Info »: Villepin est un esthète, Chirac boit de la Corona… et les journalistes sont les laquais du pouvoir. Le pitch du prochain épisode ? Jeune papa, Nicolas S. gagne un second mandat. Et pourquoi pas ?
