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February 10 2012
February 07 2012
Zone Libre
La sixième édition de « Make Art » naviguera, xxx, aux confins de l’art numérique et du logiciel libre.
« Make Art » se fait progressivement sa place dans le paysage des événements culturels poitevins. Une fois encore, xxx, le festival dédié aux arts numériques accordera une large part à la philosophie du logiciel libre et à l’utilisation artistique qui peut en être faite.
Les artistes internationaux, musiciens, plasticiens (…), exposeront les œuvres et les enrichiront du trésor de la collaboration. « Le principe du logiciel libre, c’est que chaque artiste a la possibilité d’échanger ses outils créatifs, résume Thomas Vriet, coordinateur du festival. Soit en prêtant les siens, soit en empruntant ceux des autres. Ces échanges s’effectuent sans aucune restriction, sinon la mention du nom de l’auteur originel. »
La manifestation s’ouvrira sur une performance de Dan Stowell à la Maison de l’architecture. Le Britannique a prévu d’y mêler les techniques classiques de la musique aux nouvelles technologies, en associant, à des productions de « beat box », un codage numérique instantané. « L’ouverture d’esprit est vivement recommandée », prévient Thomas Vriet.
Plus accessible, le collectif belge « Open Source Publishing » invitera le public à prendre part à sa performance. L’objectif est simple: créer une police d’ornementation informatique. En laissant « libre court à son imagination », le quidam collaborera à cette création artistique, selon le principe-même du logiciel libre.
Dans un registre similaire, l’Italienne Loredana Bontempi cherchera à éclairer les spectateurs sur l’usage des réseaux sociaux, comme Facebook. Avec son œuvre, intitulée « Digital dump », elle convie son auditoire « à mettre en commun ses corbeilles d’ordinateur et s’approprier les fichiers abandonnés par leurs précédents propriétaires. » Programme éclectique pour festivaliers avertis. Ou simplement curieux !
publié dans “7 à Poitiers”
December 05 2011
August 19 2011
Entretien avec Daniel Paris-Clavel, créateur du fanzine « Chéribibi »
Qu’est-ce que la presse alternative ? En quoi la distingue-t-on de la presse généraliste ?
« Premier principe: ne pas compter de publicités dans les pages du fanzine. Mais c’est un avis très personnel. Ce point est largement discuté dans la communauté de la presse alternative. (…) Faire des distinguos est toujours très compliqué. Chaque rédacteur a ses propres préceptes. Ce qui importe le plus, c’est l’esprit. La presse alternative doit être réalisée avec une passion sans faille. »
Vous êtes rédacteur de « Chéribibi ». Quelle ligne éditoriale défend votre fanzine ?
« Notre magazine évoque la culture populaire. Et cette dernière ne doit pas se résumer à la culture connue de tous. Nous consacrons nos articles aux actions authentiquement populaires, émanations d’un peuple acteur. A ne pas confondre avec la culture de masse, fabriquée à la chaîne par l’industrie du spectacle (…) Nous proposons un « truc » avec Chéribibi : casser les préjugés, faire tomber les barrières. »
Pensez-vous écrire sur des sujets originaux ?
« Nous n’écrivons que ça. Je n’ai jamais vu un sujet évoqué dans nos pages être repris par d’autres magazines. Pour l’exemple, nous avons récemment mis en avant le western politique italien. Bref, nous comblons la marge. Et la réussite est là, nous venons de passer à une diffusion de 3000 exemplaires par numéro. »
Vous revendiquez donc votre esprit d’indépendance…
« Complètement ! La quintessence de la presse alternative, c’est d’écrire des articles en évitant de faire une pale copie de ce qu’on a lu précédemment. Faire un fanzine, c’est bénéficier d’un support original pour mettre en avant tout un tas choses que l’on ne voit nulle part ailleurs. »
May 23 2011
A « La Conquête » d’une femme. Le brûlot était attendu de longue date. Mystère, parano et boules de gomme. Qu’on se le dise, « La Conquête » ne fera pas vaciller la Ve République.
L’opération de communication a pourtant tourné à plein. Les producteurs l’ont clamé haut et fort: ce film a été réalisé en toute indépendance ! L’Elysée n’a eu aucun droit de regard. Les critiques de cinéma ont dû attendre, comme tout le monde, sa sortie en salles. Autant de cachoteries pour si peu de secrets révélés: le cinéphile reste sur sa faim.
La première image résume à elle seule la teneur de cette histoire survendue. « Bien qu’inspiré de faits réels, ce film est une œuvre de fiction. » Nous la qualifierons de vaudeville. 6 mai 2007, second tour de l’élection présidentielle. Un certain Nicolas S. s’apprête à accéder à la fonction suprême. Las. Dans l’obscurité, avachi sur un canapé, seul, notre homme joue avec son alliance. Sa femme l’a quitté le jour du couronnement. Pauvre de lui. La vie est quand même mal foutue !
En définitive, « La Conquête » raconte le combat au quotidien d’un homme en quête du pouvoir. Seule ombre au tableau, sa vie amoureuse ! Une chose si banale qui rend Nicolas S. finalement très humain. Sans parti pris politique, Xavier Duringer, réalisateur, reproduit une pale copie des sketchs des « Guignols de l’Info »: Villepin est un esthète, Chirac boit de la Corona… et les journalistes sont les laquais du pouvoir. Le pitch du prochain épisode ? Jeune papa, Nicolas S. gagne un second mandat. Et pourquoi pas ?
May 05 2011
Thor » sans travers
Avec « Thor », les studios Marvel confirment leur maîtrise des adaptations de Comics.
« Thor » est un guerrier tout-puissant. Héritier du trône d’Asgard, il est en passe de prendre la succession d’Odin, « le père de toutes choses ». Las. Son arrogance va faire renaître un conflit ancestral. A trop fanfaronner, il est banni du royaume et envoyé en pénitence sur Terre. Sur le chemin de la rédemption, l’héraut tout en muscles va ainsi découvrir le réel sens de ses pouvoirs.
Spécialiste de l’édition de Comics, la maison Marvel a pris, depuis quelques années, le virage de l’adaptation cinématographique. Avec asuccès. « Spider-Man » et autres « X-Men » attestent de cette réussite. Pour l’adaptation de « Thor », conte mythologique par excellence, ils ont décidé de relever un nouveau pari. En confiant les manettes du film au très shakespearien Kenneth Branagh, les producteurs ont fait preuve d’un étonnant culot.
Les premières minutes sont toutefois désopilantes. D’un côté, les adeptes trouveront à redire de cette introduction empreinte de mièvrerie, tandis que les non-initiés s’y perdront à discerner les traits de chaque personnage. Puis, au bout de quelques minutes, le film s’emballe. Tout un chacun se retrouve étonnamment scotché à son siège. Ouf, le film est lancé. Lunettes 3D sur le nez, le spectateur se laisse prendre par cette trépidante aventure… Vous auriez « Thor » de louper ce film.
March 01 2011
Alix comme chez elle
Alix Delaporte. 39 ans. Anciennne journaliste devenue réalisatrice. Poitiers, berceau de sa famille, accueille son premier long-métrage, Angèle et Tony.
Lundi 31 janvier, 20h30. Le Tap cinéma affiche complet. La devanture du lieu l’annonce en grandes lettres : projection de « Angèle & Tony » en présence de la réalisatrice.
Les Poitevins s’amoncèlent dans le hall. Les curieux descendent (très) doucement les marches menant à la salle obscure. Les sièges sont pris d’assaut. Les strapontins aussi. Alix Delaporte avance alors devant le grand écran.
Assis au milieu d’une foule toute acquise à la cinéaste, son père et son frère porte un regard discret sur leur fille et sœur prodigue. Elle voit ces œillades, esquisse un bref laïus, tout en s’excusant : « Je ne mènerai pas une séance de questions-réponses classique. Je serai toutefois présente à la fin pour discuter du film. »
Puis, comme le veut la coutume, elle dédicace cette séance. Elle cherche. Trouve son regard. Et interpelle son cousin. « Cette projection est dédiée à nos mères. »
Le silence se fait. L’obscurité tombe. Le générique défile. Sur l’écran, famille et amis s’émeuvent de cette annotation : « Réalisatrice et scénariste: Alix Delaporte ». L’audience bruit. Oui, c’est elle !
Un premier long-métrage
L’ancienne journaliste de l’agence Capa a récemment franchi le Rubicon. Son premier long-métrage est un succès. « La critique a été fantastique, se réjouit-elle. De Libé au Parisien, la presse a été élogieuse. » Le dithyrambe ne l’émeut pourtant guère. L’avis de ses proches compte, lui, plus que tout.
Son père a déjà lâché quelques paroles de profane. « Il a aimé ces scènes simples où Angèle (Clotide Hesme) trace sa route à vélo », murmure-t-elle. Cela suffit à son bonheur. « Il m’a toujours soutenu, s’émeut-elle. Il m’a poussée dans mes envies de journalisme. Et m’a tout autant encouragée à poursuivre dans le cinéma. »
Son film touche au patrimoine familial. La Normandie et les pêcheurs ont bercé son enfance. « Angèle et Tony » est en quelque sorte une ode aux femmes de sa fratrie. « Ma mère et ma grand-mère ont pêché sur la plage où j’ai tourné la scène finale », glisse-t-elle.
Mais quelle place accorde-t-elle à Poitiers ? « C’est le lieu où vit la part masculine de ma famille. J’ai la sensation d’être originaire de la ville sans y avoir jamais vécu. Je m’y sens bien. Je puise ici une force toute particulière. »
Du journalisme au cinéma
Dans la bouche d’Alix Delaporte, le CV est ronflant. « Je suis journaliste dans l’âme, mais la création a rapidement pris le pas sur mon travail de reporter. » Elle a été jusqu’à mener les portraits des invités de feu Nulle Part Ailleurs sur Canal +. « J’ai assez vite eu envie de faire des choses plus personnelles », explique-t-elle.
Avec deux documentaires sur Zinédine Zidane, « Comme dans un rêve » (2001) et « Le dernier match » (2007), elle met ainsi en scène les acquis de deux années passées à la Femis (Fondation européenne pour les métiers de l’image et du son). De rencontres en créations diverses, elle reçoit bientôt les lauriers du Festival de Venise pour son deuxième court-métrage « Comment on freine dans une descente », en 2006. « La plus belle des récompenses » selon la cinéaste. Une marche plus élevée qu’une palme cannoise.
Alix a, depuis, sauté dans le grand bain. Premier essai au format long, « Angèle et Tony » met définitivement en lumière une femme bourrée de talent. Prix Michel-D’Ornano (récompensant un premier long-métrage) en poche, elle attend désormais de séduire le public. « Cette tournée de promotion en province est un satisfecit, revendique-t-elle. Les gens sont touchés. D’autant que tous les publics peuvent se retrouver dans les personnages. »
Alix Delaporte entend s’affranchir des « cloisonnements » artistiques. Art et essai ? Grand public ? Il lui semble possible de réunir ces deux mondes que « la critique tend à opposer. » ajoute : « « C’est un film d’auteur à caractère populaire. » Papa et le Tap confirment.
February 11 2011
Fanzinothèque
L’âge de la maturité
La Fanzinothèque se porte bien. Merci pour elle. Créé en 1989, l’espace poitevin dédié aux fanzines est toujours aussi actif. Une vitalité qui s’illustre par les quelque 50 000 revues amateurs accumulées en vingt-deux ans. Les étals ainsi entreposés au Confort Moderne constituent la plus importante collection mondiale actuelle de ces « magazines de fans ».
Un fonds entretenu quotidiennement par les défenseurs du genre. Et mis à leur disposition sous la forme connue d’un centre de documentation. Pour une adhésion de 5€, il est ainsi possible de s’approprier, pour trois semaines, trois de ces apériodiques indépendants… qui défendent aussi bien un moyen d’expression artistique que littéraire ou politique…
Côté partenariats, la Fanzinothèque n’est pas en reste. Les 6 et 7 mai prochains, elle accompagnera par exemple la célébration du 20e anniversaire du fanzine « Chéri Bibi ». Un raout convivial notamment marqué par un débat sur la presse alternative, le samedi 6 mai, à Cap Sud.
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The age of maturity
The Fanzinothque is fine and dandy. Thanks for asking! Created in 1989, the Poitiers fanzine space is as busy as could be; its dynamism is illustrated by the 50000 amateur reviews it has amassed over 22 years. Its storage stalls in Confort Moderne constitute today’s largest collection in the world of these « fans’ magazines ».
The collection is maintained day after day by the keepers of the faith, and remains at their disposal in the familiar form of a learning resource center. Having paid 5 euros of dues, you may borrow for three weeks three independent periodicals defending a means of expression at once artistic, literary, and at times political.
As regards its partners, the Fanzinotheque is similarly hale and hearty. On May 6th and May 7th, for instance, it will help celebrate of the 20th anniversary of a fanzine called « Chéri Bibi ». A friendly gathering will be highlighted by a debate on the alternative press (Saturday, May 6th, at Cap Sud).
February 04 2011
January 23 2011
January 12 2011
January 06 2011
« Somewhere », Lost in Château Marmont
Avec « Somewhere », Sofia Coppola livre une quatrième oeuvre ni bonne, ni mauvaise autour de la question du spleen.
Les premières images de « Somewhere » sont effrayantes. Les trois bonnes premières minutes se résument par une seule voiture de sport effectuant des tours en rond dans le désert californien. L’ennui guette le spectateur. Et ce dernier s’interroge alors légitimement sur la suite à venir. Est-ce que le film sera sortir de sa torpeur initiale ? Sofia Coppola, la réalisatrice, et « fille de », a toutefois pris l’habitude de surprendre ses aficionados. Décevante avec « Marie-Antoinette », époustouflante avec « Lost in Translation », elle étonne à nouveau en reprenant, pour l’occasion, le thème éculé de l’ennui chez les stars hollywoodiennes.
Le pitch est pourtant classique. Johnny Marco (Stephen Dorff), acteur à la réputation sulfureuse, vit au Château Marmont, hôtel légendaire de Hollywood. Pour fuir la solitude et le spleen, il brûle sa vie par les quatre bouts: alcool-à-gogo et femmes-à-la-pelle. Vivant à l’hôtel, Johnny jongle entre room service, lobby, kilomètres de couloirs et adultes trop occupés à vivre leur vie, à s’amuser sans plaisir. Son ombre plane sur un quotidien triste à mourir. Puis sa fille, Cléo (Elle Fanning), 11 ans, débarque. Et, petit à petit, les moments partagés vont le rappeler à ses responsabilités d’homme lambda…
Mêlant les codes du cinéma mainstream et les références à la Nouvelle vague, Sofia Coppola confirme avec « Somewhere » ses talents de réalisatrice.
November 08 2010
La rédemption de « L’homme qui voulait vivre sa vie »
Adaptation du polar éponyme de Douglas Kennedy, le nouveau film d’Eric Lartigau verse dans le thriller dramatique.
L’histoire d’Eric Lartigau, le réalisateur, illustre merveilleusement le propos de ce film. Il raconte qu’il a, un jour, tout planté afin de changer radicalement d’orientation et se lancer dans le cinéma. Ancien clerc de commissaire-priseur, il a obéi à ses rêves pour « raconter des histoires».
Il a, depuis, fourbi ses armes comme scénariste aux Guignols de l’info. « Mais qui a tué Pamela Rose ? » et « Prête-moi ta main » l’ont ensuite révélé aux yeux des cinéphiles.
La comédie a été son terreau. Avec « L’homme qui voulait vivre sa vie », il effectue sa mue en réalisateur de thriller. Et il faut reconnaître qu’Eric Lartigau maîtrise parfaitement ce grand écart.
En portant au cinéma le best-seller de Douglas Kennedy, il en vient à livrer une part de son vécu. Le personnage principal, interprété par Romain Duris, abandonne lui aussi de façon brutale sa vie rangée. Le fondement est toutefois tout autre: un homicide non-prémédité !
Respectueux de la veine dramatique du polar, « L’homme qui voulait vivre sa vie » vire rapidement du thriller à la quête identitaire. Eric Lartigau interroge le spectateur sur le subterfuge et le mensonge grâce à une réalisation bien menée. La fin en queue-de-poisson n’obère pas la qualité d’ensemble du long-métrage. Une question demeure : comment vivre sa vie ?
October 21 2010
« Biutiful » La capitale catalogne est régulièrement le sujet de films à l’affiche. Barcelone a malheureusement été victime de son attrait. Les réalisateurs ont joué de cette facilité: le soleil, le bleu azur de la Méditerrané, l’influence de Gaudi sur l’architecture. Le contexte urbain a été trop aisément exploité par le cinéma. Alejandro Innaritu balaye, ici, d’un revers de main tous les clichés liés à cette singulière cité. Le réalisateur a clairement pris le parti de montrer Barcelone sous son côté le moins reluisant. Et, en cela, « Biutiful » est une réussite. L’esthétique du film propose de la sorte une alternative au combien séduisante. Le spectateur découvre ainsi les difficultés quotidiennes des différentes franges de l’immigration clandestine. L’eldorado attendu est vite oublié. Les galères sont le pain quotidien de ces individus que le personnage principal tend à soutenir. Certes, il le fait à sa façon. Certaines compromissions vont cependant révéler le véritable caractère d’Uxbal. Interprété par Javier Bardem, cet héraut doit également se dépatouiller de ces pléthoriques soucis personnels. Une femme bipolaire, des enfants à élever tant bien que mal, … Et la maladie pour conclure ce marasme. Film assurément dramatique, le réalisateur évite toutefois les écueils du mélo. « Biutiful » vous tira des larmes !
October 14 2010
DADDY-LONGS-LEGS
Ils nous envahissent ! Les cousins ont récemment proliféré dans les habitations et bâtiments publics poitevins. L’arrivée massive de ces insectes, également appelés tipules, n’a pour autant « rien d’exceptionnelle » selon Vincent Doublet, docteur en biologie des organismes.
« Ce qu’il faut savoir, c’est que l’espèce de tipules visibles a la particularité de se reproduire sur une courte période allant de fin septembre à début octobre», précise l’entomologiste. Les températures clémentes sur cet espace-temps ont juste accrue leur visibilité.
Le badaud peut se rassurer. Le battement d’ailes des tipules a peut-être contrarier ses rencontres avec Morphée. L’insecte reste toutefois inoffensif. Pas même la crainte d’une piqure ne justifie d’user de votre hebdomadaire préféré pour lui enlever la vie.
D’autant plus que les cousins vivent à peine quelques jours. Le temps nécessaire de jouir de l’air libre pour se reproduire. Leur ascendance assuré, les cousins passe alors de vie à trépas. A l’année prochaine…
September 24 2010
« Hors-la-loi », quelle Histoire
Entre audaces et insuffisances, « Hors-la-loi » retrace un pan du passé colonial français… en adoptant le regard original du colonisé.
« Hors-la-loi » avait enflammé la Croisette lors du dernier Festival de Cannes. La raison ? Elus locaux et anciens combattants s’étaient élevés contre le parti pris du réalisateur. La polémique attendue pour la sortie du film n’a cependant pas eu lieu. Certes, la subjectivité de Rachid Bouchareb est sans équivoque. Le film traite de l’histoire coloniale algérienne… du seul regard de la population colonisée. Mais « Indigène »s est passé par là. Et le réalisateur de ces deux films a surtout rappelé qu’il s’inscrivait dans la fiction, et non dans une filiation de documentariste. Le spectateur pourra toutefois regretter que le caractère cinématographie d’« Hors-la-loi » ait été pour moitié bâclé. Si l’emprunt des scènes d’actions à la scénarisation hollywoodienne est une réussite, les ficelles émotionnelles de Rachid Bouchareb sont malheureusement trop grossières. Quoi qu’il en soit, « Hors-la-loi » a la justesse de nous rappeler aux heures sombres de l’Histoire. Du massacre de Sétif aux actes du FLN sur le territoire français, le film rappelle aux spectateurs que la guerre, même au nom de l’indépendance, c’est dégueulasse.
September 04 2010
Corbier, l’enragé
François Corbier sera sur scène, ce jeudi, à l’occasion d’une soirée rock’n’roll organisée au Nexxt.
François Corbier est musicien. Au chant et à la guitare, l’artiste se réclame d’une vaine aussi large qu’hétéroclite entre folk, blues et country. Écumant les scènes de France et de Navarre depuis un demi-siècle, il fera étape ce jeudi dans le cadre de la soirée organisée au Nexxt par The flying elephant records. Au milieu de groupes au son un brin plus péchu, le chansonnier aura malgré tout à cœur de retrouver son « public ».
Car voilà, François Corbier évoque en toute « modestie » sa discographie. « Je fais des chansons sur le quotidien », clame-t-il. Un peu engagé, surtout pas polémiste, il parle de la vie des « petites gens ». Son ambition se cantonne dès lors à une illustration de sujets « d’actualité ». Et il dit avoir aucun message à faire passer ! Se contente-t-il de juste offrir un moment de détente à ce public, son « public », qui lui rend si bien ?
Loin des circuits de programmations radiophoniques, son audience reste mesurée. Quelque peu remonté contre cette mode du « juke-box », il s’étonne presque de ne pas avoir plus de reconnaissance de la part de l’industrie musicale. Pis, les media l’irrite : « On m’enferme dans une unique partie de ma vie d’artiste, s’agace François Corbier. J’ai pourtant quitté la télévision, il y a plus de quinze ans. » Il s’horripile que les plumitifs en reviennent éternellement, et surtout uniquement, à son escapade vers la chanson pour enfants. Certes, il a connu l’écho médiatique du Club Dorothée. Le blasphème a été prononcé ! François Corbier bien qu’assumant ce passage télévisuel, souhaite toutefois qu’il ne soit plus évoqué. Convaincu que son « public, comme il aime à le rappeler, ne vient pas à mes concerts pour entendre des chansons de cette époque ». S’il le dit, on veut bien le croire.
August 31 2010
August 30 2010
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